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Le printemps est de retour, avec ses journées plus longues et ses promenades en plein air. Mais attention, cette belle saison n’est pas sans dangers pour nos chiens : tiques, puces, chenilles processionnaires, plantes toxiques… les risques sont nombreux (wamiz.com). En tant que maître responsable, il est important de connaître les précautions à prendre pour protéger votre compagnon. Dans cet article, nous passons en revue les principaux dangers du printemps pour les chiens et comment les éviter : fleurs de printemps toxiques, tiques (risques et prévention, y compris solutions naturelles), entretien du pelage en période de mue, épis (épillets) sous les pattes, ainsi que les gestes à adopter après chaque balade. Suivez le guide pour un printemps serein avec votre chien !
Sommaire

Les fleurs de printemps toxiques pour les chiens (liste et effets)
De nombreuses fleurs et plantes qui s’épanouissent au printemps égayent nos jardins, mais certaines peuvent s’avérer toxiques pour les chiens en cas d’ingestion. Même une petite quantité peut provoquer des troubles plus ou moins graves. Il est donc crucial d’identifier ces végétaux dangereux pour les tenir hors de portée de votre animal. Parmi les plantes printanières à surveiller de près figurent le muguet, le laurier-rose, le rhododendron ou encore le laurier-cerise, bien connus pour leur toxicité (wamiz.com). Voici une liste de fleurs courantes du printemps toxiques pour les chiens, avec les effets principaux observés en cas d’ingestion :
Muguet (Lys de la vallée)
Cette fleur emblématique du 1er mai contient des glycosides cardiaques très toxiques. L’ingestion de muguet (feuilles, fleurs ou baies) peut entraîner des vomissements, des diarrhées, des troubles cardiaques (arythmie, ralentissement du pouls) et même des convulsions chez le chien (sevetys.fr). Le muguet fait partie des fleurs de printemps les plus dangereuses pour nos animaux, pouvant provoquer de graves intoxications.
Tulipe
Appréciées pour leurs couleurs vives au printemps, les tulipes renferment des substances toxiques (tulipaline A et B) surtout concentrées dans leurs bulbes. Si un chien mâchonne ou avale un bulbe de tulipe, cela peut provoquer une salivation excessive, des vomissements, des diarrhées, ainsi qu’une irritation de la bouche et de la gorge (croquementbon.frsevetys.fr). Dans des cas plus sévères ou en ingestion massive, des troubles cardiaques peuvent aussi survenir.
Jacinthe
Tout comme la tulipe, la jacinthe est une fleur printanière dont le bulbe est irritant et toxique pour les chiens. L’ingestion peut causer des troubles gastro-intestinaux (vomissements, diarrhées) et des douleurs abdominales, ainsi que des irritations de la bouche dues aux cristaux d’oxalate de calcium que contient la plante (croquementbon.fr) (sevetys.fr). Mieux vaut empêcher votre chien de creuser là où vous avez planté bulbes de tulipes ou jacinthes.
Jonquille (Narcisse)
Les jonquilles annoncent le printemps, mais elles contiennent des alcaloïdes toxiques (notamment la lycorine). L’ingestion d’une partie de jonquille – en particulier le bulbe – peut provoquer des nausées, vomissements, diarrhées et des douleurs abdominales chez le chien (croquementbon.fr) (sevetys.fr). Dans les cas d’intoxication sévère, on observe parfois des convulsions ou des troubles cardiaques croquementbon.fr. Les bulbes de narcisses sont les plus dangereux : rangez-les hors de portée avant la plantation et surveillez votre chien lors de vos sorties printanières où poussent ces fleurs.
Azalée / Rhododendron
Ces arbustes à fleurs colorées du printemps contiennent des grayanotoxines très néfastes pour les animaux. Chez le chien, l’ingestion de feuilles ou de fleurs d’azalée ou de rhododendron entraîne typiquement des troubles digestifs (vomissements, hypersalivation, diarrhée), pouvant s’accompagner de troubles cardiaques (arythmie) et de difficultés respiratoires en cas d’ingestion importante (sevetys.fr). Ce duo fait partie des plantes ornementales les plus toxiques et peut mettre la vie de l’animal en danger – une consultation vétérinaire en urgence s’impose si votre chien en a mâchouillé.
Laurier-rose
Fréquent dans les jardins méditerranéens, le laurier-rose (Nerium oleander) est extrêmement toxique pour le chien. Toutes les parties de la plante renferment des cardiotoxines violentes (oléandrine) provoquant des troubles digestifs sévères (vomissements, diarrhée), une salivation excessive, une baisse de la température, puis des arythmies cardiaques potentiellement mortelles. L’ingestion de quelques feuilles peut suffire à empoisonner un chien. En cas de suspicion, contactez immédiatement un vétérinaire. (wamiz.com)
Que faire si votre chien a grignoté une plante toxique ?
Les symptômes d’intoxication peuvent apparaître rapidement ou après quelques heures. Surveillez toute réaction anormale (hypersalivation, tremblements, troubles digestifs, fatigue soudaine…). En cas de doute, consultez sans attendre un vétérinaire. Certaines intoxications nécessitent des soins intensifs en urgence (sevetys.fr). Essayez d’identifier la plante en cause et apportez un échantillon au vétérinaire si possible. Pour éviter tout accident, privilégiez les plantations sans danger pour vos animaux (roses, pétunias, orchidées non toxiques, etc.), et gardez un œil sur votre chien lors des balades ou au jardin pour l’empêcher de mâchouiller les fleurs suspectes (croquementbon.fr) (croquementbon.fr).
Les tiques : risques, prévention et solutions anti-tiques
Avec le retour du printemps, les parasites externes refont surface. Les tiques en particulier deviennent actives dès que les températures se radoucissent et représentent un danger sérieux pour nos compagnons à quatre pattes. Ces petits acariens se cachent dans les herbes hautes et les bois, guettant le passage d’un hôte sur lequel s’agripper. En France, la “saison des tiques” s’étend de mars à novembre, période durant laquelle il faut redoubler de vigilance (anicura.franicura.fr). Voici ce qu’il faut savoir sur les risques liés aux tiques et comment protéger votre chien efficacement, avec des solutions vétérinaires et astuces naturelles.
Risques liés aux tiques pour le chien
Ces maladies transmises par les tiques sont souvent difficiles à traiter et peuvent laisser des séquelles. La piroplasmose en particulier peut tuer un chien en quelques jours si elle n’est pas prise en charge. Prévention rime donc avec protection : il est essentiel d’agir en amont pour éviter que la tique ne morde et ne transmette ces agents pathogènes.
Traitements antiparasitaires vétérinaires (prévention classique)
La solution la plus efficace pour protéger votre chien des tiques reste l’usage d’antiparasitaires externes vétérinaires. Il existe aujourd’hui une panoplie de produits préventifs anti-tiques adaptés aux chiens : comprimés à prendre par voie orale, pipettes (spot-on) à appliquer sur la peau, colliers antiparasitaires, sprays, etc. (vetetnous.com). Chacun a une durée d’action variable (de quelques semaines à plusieurs mois) et un mode d’action spécifique, mais tous visent à tuer ou repousser les tiques avant qu’elles ne transmettent des maladies.
Quelques conseils pour bien choisir et utiliser ces traitements anti-tiques :
En plus des traitements, adoptez de bonnes habitudes lors des sorties : restez autant que possible sur les sentiers, évitez de laisser votre chien s’ébattre dans les herbes hautes ou les sous-bois denses où se trouvent les tiques, surtout aux heures chaudes. Et après chaque promenade, inspectez bien votre chien (voir notre check-list en fin d’article).
Que faire si une tique est accrochée ?
Malgré toutes les précautions, il peut arriver qu’une tique morde votre chien. Il faut la retirer le plus vite possible, idéalement dans les 24 heures, car la transmission des microbes se fait après plusieurs heures de fixation. Utilisez un crochet tire-tique (disponible en pharmacie ou chez le vétérinaire) : glissez-le sous la tique contre la peau, puis tournez délicatement pour dévisser la tique (vetetnous.com). Désinfectez ensuite la zone mordue. Ne tirez pas brusquement avec les doigts au risque de laisser la tête de la tique dans la peau. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, demandez à votre vétérinaire de retirer la tique. Portez des gants lors de la manipulation, car certains agents pathogènes peuvent passer à l’humain via une petite coupure sur la main (vetetnous.com). Une fois la tique retirée, surveillez la zone et l’état de votre chien pendant quelques jours (apparition d’une rougeur étendue, fatigue anormale…).
Astuces et solutions naturelles contre les tiques
Si vous préférez limiter l’usage de produits chimiques, ou en complément des antiparasitaires classiques, certaines solutions naturelles peuvent aider à repousser les tiques. Bien qu’elles ne garantissent pas une protection aussi fiable qu’un traitement vétérinaire, elles offrent une barrière olfactive et peuvent réduire les risques de piqûre lors des balades :
Les huiles essentielles répulsives :
Plusieurs huiles essentielles dégagent des odeurs puissantes qui déplaisent aux tiques. C’est le cas de la lavande vraie, de l’eucalyptus, de la litsée citronnée ou encore du géranium rosat. Quelques gouttes diluées dans de l’eau peuvent servir de spray à vaporiser légèrement sur le pelage du chien avant la promenade. On peut aussi appliquer une seule goutte d’huile essentielle directement sur le chien à quelques endroits stratégiques (cou, dos, base de la queue) pour l’éloigner des parasites (assurmix.fr). Attention : les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution chez les animaux. Ne jamais en appliquer près des yeux ou des muqueuses, ni en mettre trop (risque d’irritation ou de toxicité). Et jamais sur un chat (certaines huiles sont mortelles pour les félins). Demandez conseil à un vétérinaire aromathérapeute si possible.
Le vinaigre blanc ou de cidre :
L’odeur acide du vinaigre serait également un répulsif naturel. Vous pouvez préparer une lotion anti-tiques maison en mélangeant par exemple 5 cuillères à soupe de vinaigre blanc, 4 mL d’huile essentielle de lavande et 150 mL d’eau dans un spray (assurmix.fr). Secouez bien et pulvérisez légèrement sur le pelage avant de sortir en zone à risque. Le vinaigre peut aussi être utilisé en rinçage final lors du bain du chien pour éloigner les parasites et faire briller le poil.
Les plantes dans le jardin :
Si votre chien passe du temps dans votre jardin, vous pouvez planter autour de son espace de jeu des plantes répulsives comme la citronnelle, la menthe, la lavande ou le romarin. Leur parfum peut contribuer à tenir puces et tiques à distance de façon naturelle. Ce ne sont pas des barrières infaillibles mais chaque petit coup de pouce compte.
L’inspection quotidienne :
Enfin, la méthode la plus “naturelle” reste de passer vos mains et une brosse dans le pelage de votre chien chaque jour pour vérifier qu’aucune tique ne s’y cache. Un brossage ou un peignage régulier permet d’éliminer les éventuelles tiques qui ne seraient pas encore fixées à la peau (purina.ca). Profitez du moment du toilettage pour bien examiner les zones chaudes et cachées que les tiques affectionnent : cou, derrière les oreilles, entre les coussinets, aisselles, aine, etc. Cette inspection minutieuse, surtout après chaque sortie, est complémentaire des répulsifs et antiparasitaires.
En résumé
Combinez les approches pour une protection optimale : un bon antiparasitaire recommandé par le vétérinaire, enrichi de quelques astuces naturelles sans danger, et une surveillance de tous les instants. Grâce à ces mesures, votre chien pourra profiter des joies du printemps sans mauvaise rencontre avec ces indésirables tiques !


Brossage régulier et mue du chien au printemps
Si votre toutou commence à perdre des touffes de poils à l’arrivée des beaux jours, pas d’inquiétude : la mue de printemps est un phénomène naturel chez le chien. La plupart des chiens muent deux fois par an, au printemps (mars à mai) et à l’automne (septembre à novembre), ce qui leur permet d’adapter leur pelage aux changements de température (zooplus.fr) (zooplus.fr). Au printemps, le chien se débarrasse de son épaisse fourrure d’hiver pour faire place à un poil plus léger pour l’été. Cette chute de poils peut être spectaculaire chez certaines races à sous-poil dense (Berger Allemand, Husky, Golden Retriever, etc.), un peu moins chez d’autres, mais elle concerne tous les chiens à des degrés divers (zooplus.fr).
Pourquoi faut-il brosser davantage son chien pendant cette période ? Tout simplement parce que le brossage aide à accompagner la mue et présente de multiples bénéfices :
Si votre toutou commence à perdre des touffes de poils à l’arrivée des beaux jours, pas d’inquiétude : la mue de printemps est un phénomène naturel chez le chien. La plupart des chiens muent deux fois par an, au printemps (mars à mai) et à l’automne (septembre à novembre), ce qui leur permet d’adapter leur pelage aux changements de température (zooplus.fr) (zooplus.fr). Au printemps, le chien se débarrasse de son épaisse fourrure d’hiver pour faire place à un poil plus léger pour l’été. Cette chute de poils peut être spectaculaire chez certaines races à sous-poil dense (Berger Allemand, Husky, Golden Retriever, etc.), un peu moins chez d’autres, mais elle concerne tous les chiens à des degrés divers (zooplus.fr).
Astuces brossage spécial mue :
Munissez-vous d’une brosse adaptée au type de poil de votre chien (carde, peigne démêloir, brosse à picots, étrille pour sous-poil…). Brossez dans le sens du poil pour ne pas tirer, en insistant sur les zones où les poils morts s’accumulent (cou, dos, culotte, arrière des pattes). Pour les races à sous-poil épais, un râteau de déshedding (type Furminator) peut être très efficace pour retirer le duvet mort en profondeur. Faites le brossage de préférence à l’extérieur ou sur une surface facile à nettoyer, car vous verrez voler une quantité impressionnante de poils ! Si votre chien n’aime pas la brosse, commencez par de courtes sessions et récompensez-le. En cas de gros nœuds impossibles à démêler, n’hésitez pas à consulter un toiletteur professionnel pour éviter de blesser la peau.
En période de mue, il est déconseillé de tondre complètement votre chien (sauf indication vétérinaire). Son pelage, même s’il vous paraît trop fourni, le protège des rayons UV et des variations de température. Mieux vaut un bon entretien qu’une tonte qui pourrait être contre-productive. Avec un brossage régulier et une alimentation de qualité (les acides gras oméga-3 favorisent un poil brillant), votre chien traversera sa mue printanière sans souci.
Les épis (épillets) sous les pattes : le danger caché des herbes hautes
Votre chien adore courir dans les champs et les hautes herbes ? Attention aux épis de graminées, appelés aussi épillets, ces petits épis secs qui prolifèrent du printemps à l’été. Bien que discrets, les épillets représentent un véritable danger pour les chiens (goood-petfood.fr) (goood-petfood.fr). Leur forme fine et pointue leur permet de s’accrocher au pelage et surtout de pénétrer la peau ou les orifices de l’animal. Une fois qu’un épillet s’est logé dans le corps du chien, il avance toujours plus loin (il a de minuscules barbes orientées vers l’arrière) et peut provoquer de graves infections.
Qu’est-ce qu’un épillet et où s’accroche-t-il ?
Les épillets sont les petits fragments en forme d’aiguille qui se détachent des épis de graminées sèches (plantes sauvages, graminées des champs, orge, etc.) (zooplus.fr). Secs et légers, ils adhèrent facilement aux poils du chien lors des balades. Toutes les races sont concernées, mais les chiens à poil long ou frangé (type Cockers, Épagneuls…) et ceux à oreilles tombantes sont particulièrement à risque car les épillets se faufilent plus facilement et passent inaperçus dans leur fourrure dense (biogance.combiogance.com).
Les épillets peuvent s’accrocher partout sur le corps, mais ils ont quelques endroits de prédilection où la peau est fine ou offre une entrée naturelle :
Entre les doigts et sous les coussinets :
C’est l’endroit classique où un épillet peut se loger. Il s’insinue entre les orteils et perfore la peau délicate, puis progresse sous la peau de la patte (fidanimo.com). On voit alors souvent une rougeur ou un petit orifice entre les doigts, avec un gonflement. C’est très douloureux et le chien peut se mettre à boiter subitement. Si l’épillet n’est pas retiré, il continue de remonter le long de la patte, provoquant un abcès purulent et une infection grave qui nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie pour l’extraire (fidanimo.com).
Dans les yeux :
Un épillet peut également pénétrer sous une paupière ou dans le coin de l’œil. Le chien va alors cligner de l’œil, pleurer (larmoiement) et garder l’œil fermé tant c’est douloureux (zooplus.fr). L’épillet risque de blesser la cornée et peut même faire perdre la vue si on tarde trop (zooplus.fr). C’est une urgence vétérinaire (souvent, l’épillet est retiré sous sédation pour ne pas abîmer l’œil davantage).
Dans le nez ou les voies respiratoires :
S’il se loge dans une narine, un épillet provoquera des éternuements violents et répétés, parfois accompagnés de saignements de nez (zooplus.fr). Il peut migrer dans les cavités nasales, voire dans les bronches pulmonaires dans de rares cas, causant une infection profonde. Un épillet aspiré par le chien peut donc conduire à des complications respiratoires sérieuses.
Sous la peau (n’importe où) :
Parfois un épillet pénètre directement à travers la peau n’importe où sur le corps (aisselle, flanc, ventre). Un petit trou rouge peut être visible au point d’entrée, puis se referme, laissant l’épillet voyager sous-cutanément. Le signe sera l’apparition, quelques jours plus tard, d’un gonflement (boule sous la peau) douloureux et plein de pus non loin de l’entrée (zooplus.fr). Là encore, seule une intervention vétérinaire pourra drainer l’abcès et retirer l’épillet.
Entre les doigts et sous les coussinets :
C’est l’endroit classique où un épillet peut se loger. Il s’insinue entre les orteils et perfore la peau délicate, puis progresse sous la peau de la patte (fidanimo.com). On voit alors souvent une rougeur ou un petit orifice entre les doigts, avec un gonflement. C’est très douloureux et le chien peut se mettre à boiter subitement. Si l’épillet n’est pas retiré, il continue de remonter le long de la patte, provoquant un abcès purulent et une infection grave qui nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie pour l’extraire (fidanimo.com).
Comment les détecter et les éviter ?
Détecter un épillet n’est pas toujours évident car il est minuscule et peut vite disparaître sous la peau. Cependant, certains symptômes doivent vous alerter après une promenade en nature : chien qui se lèche insensément la patte ou commence à boiter (pensez épillet entre les doigts), chien qui secoue la tête ou penche la tête d’un côté (pensez épillet dans l’oreille), chien qui éternue en continu ou présente un œil rouge et larmoyant (épillet dans le nez ou l’œil). Inspectez minutieusement votre animal si vous observez ces signes. Parfois on peut apercevoir l’extrémité d’un épillet qui dépasse (dans le nez ou l’oreille par exemple). N’essayez pas de le retirer vous-même s’il est profondément inséré, au risque de le casser : consultez plutôt un vétérinaire sans tarder.
Prévenir les épillets est plus simple que de les guérir ! Adoptez ces quelques réflexes dès le printemps pour protéger votre chien :
Évitez les zones à risque :
Lors des balades, essayez de ne pas laisser votre chien courir dans les hautes herbes sèches ou les champs après la floraison des graminées (zooplus.fr). Préférez les chemins entretenus. Si vous voyez des herbes folles pleines d’épis dorés, faites demi-tour ou tenez votre chien en laisse à ce moment-là. Bien sûr, ce n’est pas toujours possible d’éviter tous les coins herbeux, mais soyez conscient des endroits infestés d’épillets.
Examinez votre chien après chaque promenade :
C’est le geste le plus important. Après une balade, prenez 5 minutes pour inspecter le pelage de votre chien et même le brosser, afin de vérifier l’absence d’épillet (fidanimo.com). Passez vos doigts entre ses coussinets, regardez à l’intérieur des oreilles, autour des yeux, du nez, sous la queue… bref, un check-up complet. Un épillet pris tôt, simplement accroché aux poils, pourra être retiré avant de pénétrer la peau. Brossez ou peignez votre chien pour décrocher les petits épis qui s’y cachent éventuellement (zooplus.fr) (grandquevilly.fr). Cette inspection post-balade est aussi l’occasion de repérer d’autres indésirables (tiques, épines, etc.).
Toilettez les zones sensibles :
Si votre chien a de longues franges de poils entre les doigts ou aux oreilles, envisagez de les raccourcir à la belle saison. Couper les poils excessifs au niveau des pattes et des oreilles réduit l’accroche des épillets (biogance.com) (biogance.com). Ce n’est pas très esthétique temporairement, mais cela peut lui éviter bien des souffrances. Un tour chez le toiletteur en début de printemps pour une petite coupe de ces zones sensibles peut être judicieux. Par ailleurs, tenir votre pelouse tondue si vous avez un jardin empêche les graminées de monter en épis (biogance.com). Tondez avant que les herbes ne sèchent et ramassez bien les résidus de tonte – cela protégera votre chien (et même vos chats et vos enfants) des épillets à domicile.
En cas de suspicion d’épillet planté (patte enflée, otite soudaine, œil irrité après une sortie…), ne tardez pas à consulter un vétérinaire. Plus vous agirez vite, moins l’épillet aura eu le temps de migrer profondément. Les épillets sont sournois, mais avec de la vigilance et ces mesures préventives, vous réduirez fortement le risque pour votre compagnon.


Après chaque balade printanière : check-list de retour à la maison
Inspecter et brosser le pelage :
Passez vos mains sur tout le corps de votre chien pour sentir d’éventuelles petites boules (tiques gorgées) ou débris accrochés. Écartez les poils et utilisez une brosse pour décoincer tout ce qui s’y loge (purina.ca). Un brossage post-promenade aide à enlever les épillets avant qu’ils ne pénètrent la peau (fidanimo.com) et peut même déloger une tique qui n’aurait pas encore mordu. Profitez-en pour féliciter votre chien, qu’il voit cela comme un moment agréable.
Vérifier les pattes et les coussinets :
Examinez entre les doigts de votre chien et sous ses coussinets. Enlevez délicatement les brins d’herbe, épines ou petites graines coincées. Si vous constatez une rougeur, un gonflement ou que votre chien se lèche insistance une patte, cela peut indiquer qu’un corps étranger (épillet, épine) s’y est logé. N’hésitez pas à rincer les pattes à l’eau claire pour éliminer poussières et éventuels résidus irritants (certains gazons peuvent être traités avec des engrais ou pesticides, mieux vaut les ôter). Vérifiez aussi qu’il n’y ait pas de petite coupure ou d’érosion sur les coussinets, surtout si le terrain était abrasif.
Surveiller les oreilles :
Inspectez l’intérieur des oreilles de votre chien, en particulier s’il a les oreilles tombantes ou poilues. Ôtez les brindilles ou épillets qui seraient collés sur le pavillon. Si votre chien secoue la tête après la balade, examinez bien : une tique ou un épillet peut s’y cacher. Au besoin, passez un coton doux (sans aller trop profondément) pour retirer les impuretés visibles. Toute mauvaise odeur ou sensibilité excessive de l’oreille doit faire suspecter un problème (épillet, otite) et nécessite une consultation si cela persiste.
Checker les yeux et le museau :
Assurez-vous qu’aucun débris n’irrite les yeux de votre chien. Un éclat végétal dans l’œil peut être rincé avec du sérum physiologique si vous en avez. Si l’œil est rouge ou larmoyant anormalement après la sortie, surveillez de près (un épillet peut s’y cacher). De même, un chien qui éternue beaucoup juste après la balade peut avoir sniffé un corps étranger dans son nez – vérifiez les narines, et si les éternuements continuent ou qu’il y a du sang, consultez le vétérinaire.
Retirer les tiques immédiatement :
Si, au cours de votre inspection, vous repérez une tique fixée sur la peau de votre chien, munissez-vous sans attendre de votre tire-tique pour l’extraire en entier (comme expliqué dans la partie précédente). Plus la tique est retirée vite, moins le risque de maladie est élevé. Désinfectez la morsure et notez la date pour surveiller l’apparition de symptômes dans les semaines suivantes.
Un bain si nécessaire :
Inutile de laver votre chien après chaque sortie, mais dans certains cas un bain peut être bénéfique. Par exemple, si votre chien souffre d’allergie aux pollens, un rinçage du pelage à l’eau claire après la promenade aide à éliminer les allergènes accumulés sur ses poils (omvq.qc.ca). De même, s’il est revenu tout boueux ou s’il a nagé dans une eau stagnante, un shampoing est conseillé pour le nettoyer en profondeur (avec un shampoing spécial chien adapté, de préférence). En période de pollinisation intense, vous pouvez ainsi laver votre chien un peu plus fréquemment (une fois par semaine) pour le soulager des démangeaisons (kozoo.eu). N’oubliez pas de bien sécher votre chien après le bain, notamment entre les doigts et dans les oreilles, afin de prévenir les infections.
En suivant cette check-list à chaque balade, vous adoptez les bons réflexes de retour à la maison. Cela ne prend que quelques minutes et vous permettra de détecter tout problème (parasite, blessure, irritation) le plus tôt possible. Votre chien vous en remerciera, car il restera ainsi confortable et en bonne santé après ses aventures printanières !


